Sculpture romane


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La sculpture romane...

Elle décore d'abord les chapiteaux dans les cryptes, les cloîtres et les églises. À la fin du XIe siècle, elle prend place sur la façade des églises, à la manière des antiques arcs-de-triomphes. La sculpture devient « monumentale ». Elle a une vertu pédagogique, celle d'enseigner la vie des apôtres et des saints, d'illustrer des passages de l'Ancien Testament. Elle s'inspire des bas-reliefs et des chapiteaux romains mais surtout des images placées dans les manuscrits enluminés et sur les objets d'orfèvrerie.

La sculpture sur chapiteau : elle se diffuse à partir de l'An Mil, même si ses débuts furent timides : dans les églises italiennes de la première moitié du XIe siècle est repris le modèle corinthien, plus ou moins stylisé (chapiteau à palmettes). D'autres lieux (Bourgogne, Catalogne) expérimentent les chapiteaux à entrelacs et à feuilles d'acanthe. Mais bientôt, les animaux et les figures anthropomorphiques apparaissent, même s'ils restent rares avant 1050 (Abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire). La basilique Saint-Sernin de Toulouse (deuxième moitié du XIe siècle) conserve 260 chapiteaux romans.
Les principaux sculpteurs connus de l'époque romane sont :

  • en France : Maître de Cabestany, Bernard Gilduin, Gislebert
  • en Italie : Willigelmo, Niccolo et Antelami
Les tympans romans du XIIè siècle, à l'entrée des églises, représentent souvent des scènes de Jugement Dernier ou d'Apocalypse. Beaucoup ont été endommagés pendant les guerres de religion ou la Révolution française. Certains portent encore des traces de polychromie (Conques).
Les premiers chrétiens ont été inspirés par les images des tombes étrusques qui dépeignaient des scènes d'horreur, des démons et des flammes. La mythologie étrusque s'est beaucoup inspirée de la mythologie grecque, et durant les premiers siècles de l'hégémonie chrétienne à Rome, elle a dû survivre en parallèle de la religion monothéiste. Il parait donc naturel que les chrétiens se soient inspirés, consciemment ou non, de ce qu'ils avaient sous les yeux, et surtout de ces dieux étrusques qui représentaient pour eux le paganisme, donc l'incarnation du mal.

Quelques détails de sculpture

Musée de Cluny (Paris)

Musée du Louvre (Paris)

Cluny (Bourgogne)

Saint Lazare d'Autun

Saint Austremoine d'Issoire

Aulnay de Saintonge

Saint Pierre de Mozac

Sainte-Trinité d'Anzy-le-Duc

Perrecy-les-Forges

Sainte Madeleine de Vézelay

Quelques livres de référence

 


L'art roman en France, Eliane Vergnolle, 383 pages, Flammarion
Floraison de la sculpture romane, tome 1 et 2, Raymond Oursel, Zodiaque
Figures Romanes, Michel Pastoureau, Frank Horvat, 2006, Le Seuil
Les symboles de l'art roman, A. Blanc, R. Blanc, 1999, Editions du Rocher
Monstres, sirènes et centaures : Symboles de l'art roman, Anne et Robert Blanc, 2006, Editions du Rocher
Le monde roman, Andreas Petzold, 1995, Flammarion





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